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327 futurs médecins généralistes attendent de passer leur thèse

    thèse médecine généraleLe Collège national des généralistes enseignants (CNGE) a lancé un appel aux pouvoirs publics afin de mettre en garde contre une situation qui ne cesse d’empirer. Plus de 300 jeunes internes en médecine générale attendent de pouvoir passer leur thèse, tandis qu’une majorité d’entre eux ne peut même plus obtenir la licence de remplacement. Focus sur un problème bien réel. 
     

    Un manque d’effectifs enseignant dans la filière de la médecine générale

     Le CNGE a souligné, en publiant les résultats de son étude annuelle, le manque de généralistes professeurs pour les thèses.
     
    Au 1er janvier 2014, on recense, dans les 35 facultés françaises de médecine , 33 Professeurs titulaires, 9 Maîtres de conférences titulaires des universités, 68 Professeurs associés à mi-temps et 127 Maîtres de conférence associés à mi-temps, ce qui équivaut à un total de 139 postes universitaires à temps plein.
    Un nombre qui s’avère peu conséquent par rapport aux 14 376 internes inscrits au Diplôme d’Etudes Spécialisées (D.E.S) de médecine générale.
    D’ailleurs, parmi ces jeunes internes, 3 609 se situent au-delà des trois ans du D.E.S et n’ont toujours pas passer leur soutenance de thèse ou de mémoire. 

    Un nombre croissant d’internes en attente de pouvoir passer leur thèse

    Le nombre insuffisant de professeurs généralistes a des conséquences sur le nombre d’étudiants qui attendent de pouvoir passer leur thèse. S’ils étaient seulement 148 internes en 2013, ils sont désormais 327 étudiants en médecine dans ce cas cette année.

    Pour le président du CNGE, la solution résiderait dans « l’embauche de quatre fois plus de temps plein », mais les demandes auprès du ministère de l’Enseignement supérieur seraient « restées lettres mortes » jusqu’à maintenant.

    Ainsi, si les pouvoirs publics ne remédient pas à ce problème, le nombre d’étudiants en attente de passer leur thèse risque d’augmenter. Le syndicat représentatif parisien des internes de médecine générale (SRP-IMG) explique cette situation par « un manque de moyens » et réclame « un secrétariat pédagogique dédié aux internes de médecine générale ».

     
    Le Syndicat national des jeunes médecins généralistes (SNJMG) confirme lui aussi cette tendance et attire l’attention sur un constat plus alarmant encore. Une centaine d’internes en médecine générale ne pourraient pas soutenir leur thèse indispensable à l’exercice de leur profession dans le délai légal de six ans (soit 3 ans après la fin du DES), en raison de contraintes de stage ou encore d’heures de cours à valider.
     
    Une situation inquiétante donc, mais qui laisse place toutefois à une note encourageante : l’effectif des Médecins Maîtres de stage a lui,  augmenté de 9 %, portant le nombre autour de 7 250 (soit 650 de plus que l’année passée). Cette hausse a permis à 4 837 étudiants en médecine générale (soit 1 270 supplémentaires) de faire un stage de médecine générale en cabinet libéral en second cycle. 

     

     

    Ecrit par: Pauline de Waele
    Article mis à jour le : mercredi 30 avril 2014

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