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901 agressions de médecins en 2014 recensées par l’observatoire pour la sécurité des médecins

    901 médecins ayant déclaré une agression en 2014

     
    2014 s’inscrit comme la 3ème année la plus violente à l’encontre des médecins, après 2013 et 2010 où 925 et 9210 agressions avaient été commises contre des praticiens.

    L’observatoire de sécurité des médecins recense les actes signalés par les médecins eux-mêmes auprès du Conseil National  de l’Ordre. La moyenne annuelle de l’observatoire est de 707 incidents déclarés depuis sa création en 2003. L’année 2014 se présente donc comme une année particulièrement violente pour les médecins, avec un chiffre supérieur de 27 % à la moyenne annuelle.

     

    Sur 1000 médecins, 4,5 ont déclaré un incident au CNOM


    Rapporté au nombre de médecins inscrits, le « taux de victimisation » est de 0,45 %, qui se situe donc dans la fourchette haute de l’historique de l’observatoire de la sécurité des médecins.


    Les départements les plus touchées par la violence, en nombre d’incidents sont : le Nord, très largement devant les Bouches du Rhône et l’Isère. Les départements où il y a le moins d’incidents déclarés sont le Tarn, le Finistère, et les Pyrénées Atlantiques.


    En taux de victimisation, ce classement géographique des agressions contre les médecins évolue puisque le Tarn et Garonne, la Meuse et la Loire arrivent alors en tête des départements les plus dangereux pour les médecins.
     

    Les médecins généralistes et les femmes plus exposés aux violences


    Dans 61 % des cas, le médecin agressé est un médecin généraliste. Lorsque c’est un spécialiste, il s’agira en premier lieu d’un ophtalmologue, puis d’un dermatologue, d’un gynécologue et d’un psychiatre.


    52 % des médecins agressés sont des hommes (qui sont 56 % des inscrits), 47 % des femmes, qui représentent 44 % des médecins inscrits.
    Dans la majorité des cas (52 %), l’agresseur est le patient lui-même, un accompagnant n’étant en cause que dans 18 % des cas. 


    La médecine de ville plus en danger, les établissements mieux protégés


    La plupart (83 % ) des agressions de médecin ont lieu dans le cadre de leur activité de ville, en centre ville même le plus souvent, dans 57% des cas (les agressions en banlieue ou périphérie ayant légèrement reculé) Seules 11 % des agressions de médecins ont lieu dans le cadre d'un établissement de soins. La part d’agression en milieu rural reste stable à 14 %.

    73 % des agressions de médecins attentent aux personnes

    La répartition des agressions sur les médecins est la suivante :

    • ·        65 % d’agressions ou menaces verbales
    • ·        21 % de vols
    • ·        11 % d’agressions physiques
    • ·        10 % de vandalisme

    Le motifs de déclenchement de l’agression sont :

    • dans 1/3 des cas environ un reproche sur la prise en charge,
    • un vol dans 20 % des cas,
    • un refus de prescription dans 14 % des cas,
    • un temps d’attente jugé trop long dans 9 % des cas.

    Les vols concernent en grande majorité les : ordonnanciers, tampons du médecin, puis sac à main ou portefeuille ou sacoche, puis l’informatique et enfin seulement l’argent, qui n'est donc pas le motif principal de dépouillement. Les attributs du médecin permettant d'obtenir des délivrances de produits sur ordonnance sont les plus convoités.
     

    Des agressions de plus en plus graves, justifiant un dépôt de plainte plus systématique de la part des médecins


    Une arme est impliquée dans 4 % des agressions, et 8 % des incidents donnent lieu à une interruption de travail du praticien. Une plainte est déposée dans 34 % des cas par le médecin (en hausse), et une main courante dans 14 % des cas.
     

    Contre les violences faites un médecin, des dispositifs locaux mis en place

    Sur la majorité du territoire, des protocoles sont mis en place entre les médecins, la gendarmerie, la police et la justice, afin d’améliorer la sécuité des médecins et des cabinets médicaux.
    Plus de 3000 médecins ont déjà assisté à l’une de ces réunions d’information sur la sécurité, le déploiement de ces protocoles est en cours sur l’ensemble du territoire. Des initiatives locales concertées ont également permis parfois d’équiper les médecins en visite d’alarmes portables, ou de choisir après concertation la mise en place de caméra de surveillance.


    Le Conseil de l’ordre, conscient de l'aide qu'il doit apporter aux médecins, annonce également la mise en place de formation et de supports pédagogiques pour les médecins, sur la gestion des conflits et des agressions verbales.
     
    Retrouvez ici le rapport détaillé de l’observatoire pour la sécurité des médecins 2014
    Découvrez ici l’analyse du rapport sur la sécurité en 2011.
     

    Ecrit par: Solutions Medicales
    Article mis à jour le : vendredi 10 avril 2015

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