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La Télémédecine vue par les professionnels de santé libéraux

     
     
    D’après le SCAN CMV Médiforce 2015 (Observatoire des professions libérales de santé), les médecins veulent pouvoir s’adapter à leurs patients et au contexte qui évolue. La télémédecine, parfois vue comme un remède miracle à la désertification médicale ne séduit pourtant pas tous les professionnels de santé.
     
     
    La télémédecine est un ensemble de pratiques médicales exercées à distance, facilitées par les nouvelles technologies auxquelles ont recours les médecins et les paramédicaux. Elle propose diverses solutions pour améliorer et assister les médecins, chirurgiens, infirmiers, kinésithérapeutes grâce aux télécommunications. On recense quatre types d’usage de la télémédecine :
    • La télé-expertise qui permet le partage des avis médicaux par l’intermédiaire d’une base de données.
    • La télé-surveillance qui consiste à suivre à distance un patient ou ses données médicales par son médecin.
    • La télé-consultation qui propose un diagnostic médical à un patient via le déroulement d’une consultation à distance.
    • La télé-assistance  qui permet à un médecin ou chirurgien d’assister un confrère par l’intermédiaire d’une caméra.
     


    La télémédecine reste une pratique peu employée par les professionnels de santé

     
    D’après l’étude élaborée par CMV Médiforce, les différents actes de télémédecine peinent encore à convaincre les professionnels libéraux de santé à part les infirmiers et les pharmaciens, plus ouverts à leur utilisation.
    Pas ou très peu d’évolution constatée par rapport à 2014, en ce qui concerne l’usage de la télé-consultation (6%), de la télé-surveillance (7%)  et de la télé-expertise qui est l’outil de télémédecine le plus utilisé (20% ). Cependant de moins en moins de praticiens affirment envisager d’utiliser ces outils dans le futur ( - 8% pour la télé expertise, -7% pour la télésurveillance et - 15% pour la téléconsultation).
    Du coté de la télé-assistance, on enregistre une baisse du niveau d’utilisation de cette forme de télémédecine sur l’échantillon, puisqu’il passe de 7% à 4% en l’espace d’un an. Les professionnels de santé libéraux sont cependant 46% à affirmer vouloir utiliser un jour l’assistance d’un confrère dans la réalisation d’un acte professionnel contre 33% en 2013.
     

    La profession infirmière serait plus ouverte à la téléassistance et à la télésurveillance

    A l’heure où l’usage de la télémédecine reste en retrait pour les PLS, les infirmiers sont quant à eux plus disposés à l’usage de ces techniques. En effet, 65% des infirmiers emploient ou se disent prêt à utiliser un jour la télé-surveillance et 67% d’entre eux sont adeptes ou ont l’intention d’avoir recours à la télé-assistance. Plus nomades, ils sont plus sensibilisés que les autres professionnels de santé à l’usage des technologies, et les adoptent toujours en priorité (télétransmission, utilisation des tablettes…).
    Des résultats plutôt encourageants en ce qui concernent ces deux formes de télémédecine qui sont à priori,  les plus adaptées à la profession infirmière. Ils y voient logiquement à l’inverse, une opportunité de consolider leur savoir-faire.
    La télé-expertise reste logiquement en retrait chez infirmiers qui ne sont que 5% à solliciter l’avis d’autres soignants de la même profession.
     
    Alors qu’elle se développe déjà timidement, les médecins et chirurgiens sont de moins en moins nombreux à prévoir d’intégrer la télémédecine à leur consultation ou opérations médicales. Peut-être l’absence de cotation spécifique des actes de télémédecine est –il un obstacle qui pourrait expliquer ces réticences ?
     
     

    Ecrit par: de Lanouvelle
    Article mis à jour le : mercredi 6 mai 2015

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