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La carte de France des chirurgiens-dentistes


    En 2015, la France compte 41 495 chirurgiens-dentistes sur l’ensemble de son territoire. On recense 37 013 praticiens qui exercent une activité libérale ou mixte, ce qui représente 89 % de l’ensemble de la profession dentaire. Le mode d’exercice libéral est donc largement dominant chez les chirurgiens-dentistes.
    De manière générale, la densité de la profession est en baisse, résultant d’une stagnation du nombre de chirurgiens dentistes actifs : en 1970, la France comptait environ 20 000 praticiens en activité ; les effectifs ont doublé durant les 30 années qui ont suivi, la barre des 40 000 dentistes ayant été  franchie en 1999. Depuis 15 ans, leur nombre a évolué beaucoup plus doucement, une légère diminution étant même enregistrée depuis 2007 (pour atteindre finalement 41 495 praticiens en 2015).
     

    Evolution des chirurgiens-dentistes et des autres professions de santé depuis 1999

    En comparaison avec les médecins, pharmaciens et sages-femmes, les chirurgiens dentistes représentent la profession dont la croissance depuis 1999 a été la plus faible.
     

    La densité des chirurgiens-dentistes libéraux  en France : La fracture Nord-Sud

    Source : Dress

    On constate d’importantes disparités entre le nord et le sud de la France suite à l’observation de la densité de chirurgiens-dentistes, aux échelles régionales et départementales.
    On observe que le sud de la France est fortement peuplé de chirurgiens dentistes ; la Haute-Garonne ou encore les Alpes Maritimes disposent respectivement de 80,3 et 93,1 praticiens pour 100 000 habitants. Du coté des zones les plus dépourvues de chirurgiens-dentistes, les départements du Nord arrivent en tête : la Seine St Denis, la Somme et la Creuse comptent respectivement 28,2 , 29,7 et 30 praticiens libéraux pour 100 000 habitants. Du coté des DOM TOM le manque de praticiens se fait également sentir : à Mayotte, on compte 4,2 chirurgiens-dentistes libéraux seulement pour 100 000 habitants : l’île recense au total 9 praticiens libéraux pour 213 000 habitants.
     

    Les chiffres clefs de la profession de chirurgien-dentiste en 2015

     
    • 41 495 chirurgiens-dentistes en France dont 34 866 exerçant en libéral exclusivement.
    • 52% des chirurgiens-dentistes libéraux ont plus de 50 ans.
    • En 2015, 40% des chirurgiens dentistes libéraux sont des femmes, le taux de féminisation de la profession est en constante augmentation puisqu'en 2013, la part des femmes dentistes exerçant en libéral était de 38%.
    • Sur l’ensemble des chirurgiens-dentistes libéraux exclusifs, 53% ont choisi l’exercice en groupe. Ce mode d’exercice présente plusieurs avantages, comme par exemple l’entraide entre confrères pour les plus jeunes praticiens qui manquent d’expérience (sur la gestion d’un cabinet ou sur les relations avec les patients) ou encore pour ce qui est de l’investissement matériel (locaux, équipement médical…).

     

     

    Les chirurgiens-dentistes libéraux sont plus âgés que les sages-femmes, infirmiers et kinés… mais plus jeunes que les médecins libéraux

     

    Avec un âge moyen de 48,4 ans, les chirurgiens-dentistes sont plus âgés que d’autres professions de santé libérales (exclusives) comme les sages-femmes, dont l’âge moyen est de 42,5 ans, ou encore les infirmières et masseurs-kinésithérapeutes dont l’âge moyen resepctifs s’élève à 44,5 ans et 41,2 ans. Cependant les médecins libéraux avec 52 ans en moyenne restent les professionnels de santé les plus seniors.
    Les dentistes les plus jeunes font parfois le choix du salariat au début de leur carrière, ce qui explique que l’âge moyen soit aussi élevé.       


     

    Les chirurgiens-dentistes ne perçoivent pas le même revenu selon leur position géographique

    En 2013, Le salaire annuel moyen d’un chirurgien-dentiste libéral était de 92 567 € selon la CARCDSF. Mais les revenus sont loin d’être égaux pour tous : en 2013, 16,5% des chirurgiens-dentistes ont perçu un revenu inférieur à 38.040 € et 10,3% ont gagné plus de 190.200 €. 
     

    Les revenus des praticiens libéraux varient selon la localisation de leur activité. On observe un écart considérable, à l'avantage des praticiens du nord, entre les revenus des dentistes installés dans le nord et ceux installés dans le sud de la France. En effet, plus il y a de dentistes dans une zone, moins leur revenus seront élevés. Les professionnels installés dans le sud de la France perçoivent donc, des revenus moins élevés que les praticiens installés dans le nord : En 2007, le revenu d'un chirurgien-dentiste bourguignon représentait le double de celui d'un chirurgien-dentiste installé en Corse ou en Midi-Pyrénées. 
     

    Le contrat incitatif chirurgien-dentiste et les avantages fiscaux

    La zone d’exercice d’un chirurgien-dentiste a un impact important sur son revenu puisque d'une part des aides incitatives sont attribuées aux praticiens qui font le choix d’exercer dans des déserts médicaux et que d'autre part, en zone sous-dotée, il aura une activité (et donc un revenu) plus soutenu. De même que pour les médecins, kinés, infirmiers, orthophonistes et sages-femmes libéraux, des mesures ont été instaurées pour faciliter l’installation des dentistes dans les régions « très sous dotées » de praticiens.
    Depuis le 1er février 2013, un « contrat incitatif chirurgien-dentiste » a été mis en place afin de rééquilibrer l’offre de soin des praticiens dentaires en France. Les praticiens peuvent bénéficier de différents  types d’aides :
    • Une aide forfaitaire est attribuée aux dentistes en projet d’installation dans une zone « très sous-dotée » de chirurgiens-dentistes. Il s’agit d’une « aide à l’équipement du cabinet ou autres investissements professionnels » d’un montant de 15 000 €.
    • Pour les praticiens en voie d’installation ou déjà installés en zone « très sous-dotée », les chirurgiens-dentistes peuvent bénéficier d’une participation aux cotisations des allocations familiales  équivalent à 5,4% du revenu net des dépassements d’honoraires.
     
    Le contrat peut s’appliquer sur une durée de trois ans, renouvelable (pour ceux qui sont déjà installés en zone « très sous dotée ») ou sur une durée de cinq ans (pour les nouveaux installés en zone « très sous dotée »).
    Pour pouvoir bénéficier du contrat incitatif « chirurgien-dentiste » le soignant doit respecter quelques conditions :
    • Être installé ou s’installer en zone « très sous dotée » de chirurgiens-dentistes
    • Exercer en groupe (sous contrat SCP, SEL ou SCM) ou individuellement en faisant appel à des remplaçants.
    • Télétransmettre au moins 70% de son activité
    Les praticiens peuvent aussi bénéficier d’avantages fiscaux selon la localisation de leur cabinet :
    • Une exonération des cotisations foncières des entreprises pour les chirurgiens-dentistes installés dans une commune de moins de 2 000 habitants.
    • Une exonération d’impôt sur les revenus ou sur les sociétés pour les chirurgiens-dentistes installés en zone franche ou en zone de revitalisation rurale.
     
    La Chirurgie-dentaire est donc une profession inégalement répartie sur le territoire français,  certaines régions se retrouvent en manque de soins obligeant les patients à parcourir de longues distances pour bénéficier d’une consultation. Avant de s’installer, les praticiens doivent donc bien étudier l’existence et le besoin local en faisant une étude de marché, afin de trouver la meilleure implantation pour leur cabinet dentaire et pour leurs patients.
     

     
     
     
     
     
     

    Article mis à jour le : jeudi 30 juillet 2015

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