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Le financement de votre installation

Plusieurs solutions de financement s'offrent au praticien qui s'installe, en fonction de la nature de l'investissement à financer. La première étape obligatoire consiste à établir son besoin de financement via le plan de financement.

  • Le plan de financement
    Le plan de financement est un simple tableau de 2 colonnes : par poste, il s'agit d'identifier les montants estimés (besoins), et de placer dans la colonne suivante les sources de financement pour le démarrage. Le besoin de financement est obtenu par différence.

Voici un exemple de tableau de financement simple pour une installation libérale :

Poste Besoins Ressources
Achat ou location du cabinet 10 000 € Economies personnelles : 20 000 €
Exercice minimum pendant 3 mois : 3000 €
Achat de patientèle ou de parts de SCP ou SEL… 20 000 €
Aménagement du cabinet 5 000 €
Matériel (dont informatique) 5 000 €
Véhicule 20 000 €
Charges personnelles (vie de famille) pour les premiers mois d'exercice 3 mois à 3000 €
TOTAL 69 000 € 29 000 €
Besoin de financement   40 000 €

Dans l'exemple ci-dessus, le besoin de financement est donc de 40 000 €.

N'oubliez pas d'inclure dans ce plan de financement de quoi vivre (avec éventuellement votre famille) les premiers mois, surtout en cas de création de cabinet : loyer personnel, garde ou école des enfants...pour anticiper un démarrage d'activité qui peut être parfois un peu lent.

  • Les différents modes de financement
    2 possibilités classiques de financement existent selon la nature du bien à financer.
    • Le crédit classique :
      Comment ça marche ? C'est un prêt dont le taux (TEG) et la durée sont fixés une fois pour toute à la signature du contrat. Le prêt se rembourse par mensualités fixes, et les mensualités sont amortissables. La durée du crédit dépend du bien à financer, et se situe en général dans les normes suivantes :
      • Crédit immobilier (achat de cabinet) sur 7 à 15 ans en général
      • Crédit mobilier ou affecté (achat de matériel médical ou informatique par exemple, ou de véhicule) : 3 à 7 ans
      Toutefois, la durée de l'emprunt ne doit pas dépasser la durée de vie du bien et respecter la durée d'amortissement comptable .
      La durée des différents emprunts doit aussi permettre à l'emprunteur d'avoir des mensualités compatibles avec ses possibilités financières (revenus estimés et charges de familles fixes).
      Pour quels besoins ? Dans le cadre d'une installation, sont finançables par crédit classique :
      • La reprise d'un cabinet (Droit de présentation, Droit d'enregistrement)
      • L'acquisition de fond de commerce (Pharmacie, Laboratoire...)
      • L'entrée dans un groupe (indemnité d'intégration, acquisition de parts de SCI, SCM ou de SCP...)
      • Le matériel
      • Les aménagements et le mobilier
      • Les besoins en fond de roulement dans la limite d'un montant égal à 3 mois de chiffres d'affaires ou d'honoraires
        N'oubliez pas que vous pouvez négocier (parfois jusqu'à la gratuité) avec votre établissement de crédit ou votre banque un différé de remboursement sur les premiers mois pour surmonter plus facilement un démarrage un peu lent.
        Pour tous les emprunts, la souscription d'une assurance « décès- invalidité totale » est obligatoire, et celle d'une assurance « incapacité temporaire » est fortement recommandée (déductible sur le plan fiscal).
        Certaines caisses de retraite (dont la CARPIMK0) proposent des prêts (parfois très) avantageux aux professionnels qui s'installent, sous condition. Outre les banques, certains organismes sont spécialisés sur le financement des professionnels de santé (MACSF Financement, CMVMediforce...)
    • Le crédit-bail ou leasing
      • Comment ça marche ? C'est en fait un établissement de crédit-bail qui se porte acquéreur du bien à financer, et qui le loue au professionnel de santé pendant la durée du contrat. Le praticien négocie son matériel auprès du fournisseur de son choix, qui peut être ou non le bailleur.

         

        Les loyers sont entièrement déductibles fiscalement.

         

        Au terme de la durée du contrat (qui correspond à la durée de financement et à la durée de l'amortissement comptable du bien), il existe 3 options :
      • Acquisition du bien loué après paiement de la valeur résiduelle (fixée dans le contrat initial),
      • Abandon du bien à l'organisme financier,
      • Prulongation de la location dans des conditions éventuellement différentes.
    • Le découvert autorisé ou facilité de caisse
      On l'oublie parfois, mais le découvert autorisé est, pour les professions libérales , une condition importante à négocier avec le banquier lors de l'ouverture du compte professionnel. Cette facilité de caisse permet en effet (contre paiement d'agios - non déductibles fiscalement) de pouvoir faire face à des dépenses professionnelles imprévues ou de gérer des décalages de trésorerie avec plus de sérénité si cette autorisation a été préalablement négociée avec le banquier.

    Pour vous aider à établir votre plan de financement , vous pouvez consulter notre article sur les frais d'installation et de fonctionnement . Le financement est certes un aspect important de l'installation , mais souvenez-vous qu'il n'intervient qu'après une étude de marché approfondie qui vous permettra d'estimer les ressources attendues, et de ne pas vous lancer à l'aveuglette. Chaque cas est spécifique, et dépend évidemment des investissements à réaliser (très variables selon qu'il s'agisse d'une pharmacie, d'un laboratoire, de la création ou de la reprise d'un cabinet existant, qui vous assure un bon niveau de revenu dès le début...)

    Le financement de votre installation avec CMVMédiforce


Article mis à jour le : lundi 27 octobre 2014

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