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Le CNOM publie l’observatoire 2011 de la sécurité des médecins

    En 2011, légèrement moins d’actes de violence ont été recensés :

    822 déclarations d’incidents violents ont été signalées en 2011 contre 920 en 2010, soit une baisse de près de 11 %. Les incidents avec violence concernent donc 1 médecin sur 214.
    Les actes de violence verbale sont en nette augmentation, et représentent en 2011 70 % des incidents déclarés, contre 63% 2010 et 47% en 2007.
    La 2ème cause de sinistralité est le vol (23 % des déclarations), et viennent ensuite les agressions physiques (13 % des incidents)
    Une inquiétude toutefois, la baisse du nombre de plaintes déposées (-4%), que ce soit par peur des représailles ou par crainte de ne pas être entendu.
    Les incidents en centre-ville et milieu urbains représentent 55 % des violences, alors qu’ils n’étaient que 44 % en 2008

    Les victimes sont le plus souvent des généralistes, et les femmes sont les premières visées

    Les généralistes représentent 60 % des victimes d’agression (alors qu’ils constituent 55 % du corps médical). Chez les spécialistes, les ophtalmos sont les premières cibles, devant les gynécologues (+5 %), puis les psychiatres et les dermatologues.
    Les femmes constituent 44 % des victimes, alors qu’elles représentent 40 % des médecins.
    8 % des agressions ont donné lieu à une Interruption Temporaire de Travail.

    Le reproche d’une mauvaise prise en charge du patient serait la première cause d’agression.

    Cette cause est avancée dans 212 cas. Viennent ensuite les tentatives de vols (ordonnancier, sac à main, argent, matériel …), le refus de prescription puis le temps d’attente jugé excessif.
    L’agresseur de médecin est dans 47 % des cas un accompagnant ou un tiers (à 53 % le patient directement), et il y a eu utilisation d’une arme (couteau, cutter, arme à feu, bombe lacrymogène, pierre, canne…) dans 5 % des cas.

    Les départements les plus exposés à l’insécurité sont la Seine Saint Denis, puis le Nord, l’Isère, Paris et le Val d’Oise.

    62 départements ont adopté le protocole de sécurité signé en Avril 2011 entre le conseil de l’Ordre et les Ministères de l’intérieur, de la Justice et de la Santé. 37 de ces départements ont déjà mis en place des mesures concrètes, telles qu’un numéro d’accès direct réservé aux médecins pour joindre la cellule de sécurité départementale, la en place d’un référent sécurité au niveau de la police et de la gendarmerie, ou encore un livret pédagogique sur la manière de garantir la sécurité du cabinet médical.

    Ecrit par: Edouard Jenny
    Article mis à jour le : vendredi 30 mars 2012

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